1er trail d'ORSAN
Alors que fin février 2007, je participer aux FOULEES DE LA TAVE à CONNAUX (course sympathique et très bien organisée)et que mes 3 entrainements ( maxi ) se déroulaient essentiellement sur du plat, mon épouse m’informa de l’organisation d’un trail à ORSAN.
Un course dans mon village !!! il fallait la faire … au moins participer…. mais un tra
il, c’est quoi ?
Après au moins un mois de réflexion, j’ai pris la décision de franchir le pas et de m’inscrire à cette épreuve.
Ma préparation se résuma en sorties légèrement plus longue mais avec un dénivelé qui s’avéra trop juste.
En effet je ‘m’efforçait de grimper la côte de la citerne ( connu des coureurs de LAUDUN – ORSAN – BAGNOLS SUR CEZE – CHUSCLAN ).Il s’agît d’une piste sur 2 km.
Bien entendu la semaine qui précéda la course, je ne mis en œuvre aucun « régime » spécifique et je me décida d’utiliser un camel-back que deux jours avant.
Le matin de la course une appréhension bien légitime pris naissance « suis-je capable de courir 26 km » car à cet instant le dénivelé ne me souciait guère !!
Vers 8 heures je décida de retirer mon dossard à salle des fêtes soit 200 m de mon domicile et je fus frappé par le nombre de concurrents déjà sur place.
Aucune tête connu, les trailers seraient –ils différent des coureurs sur goudron ?
Ouf ! 4 ORSANNAIS, je ne serait donc pas tout seul.
Petit échauffement autour du stade de foot où j’ai joué pendant de nombreuses années.
Les commentaires d’avant course ne me rassurent pas, des spécialistes sont présents (BARTHES SERGE, RABAT MICHEL, FURTADO SONIA …) et le profil de la course semble difficile et technique !!.
De toute manière c’est trop tard, je suis là , la course démarre enfin après les dernières consignes ;
Dernier clin d’œil aux personnes que je connais et après moins de 3 km, la 1ere difficulté que je m’efforce de monter en courant.
Souffle court,, j’attaque un long monotrace, j’enchaîne la descente technique de la « combe d’enfer » pour me relancer sur la côte des trois platanes toujours en single.
J e me sens encore bien au 10e kilo où se situe le 1er ravitaillement (liquide).
Après une zone relativement plate, il faut attaquer une montée pour se retrouver très rapidement à « la capelle St Pierre.». Cette difficulté me met dans le rouge et je dois marcher dès le début.
Je me retrouve côté LAUDUN sans pouvoir me situer avec exactitude à cause de la fatigue.
Descente rapide et remonté sur un pierrier où la chaleur devient omniprésente.
Redescente et c’est le 2e ravitaillement (parking camp de césar) où je retrouve avec un immense plaisir ma famille qui m’encourage… cela fait de bien mais il reste encore quelques kilos à parcourir …. combien ? une personne me dit approx 10 km !!!
Je cours déjà à l’énergie et les deux dernières difficultés sont gravis dans la douleur.
L’abandon est proche et je me jure de ne plus recommencer.
Les jambes me « brûlent » et sans l’intervention du beau-père du président qui m’a traîné sur du plateau du « camp de césar » jusqu’au « passage du loup », j’aurai sans aucun doute abandonné.
Il me lança « va s’y tu as passé la dernière difficulté, c’est toujours en descente »
Le « passage du loup » très étroit précéda en effet une descente mais tellement pentu et, instable qu’elle s’avéra presque aussi dure que les montées.
Enfin l’arrivée au centre du village avec le groupe d’amis, qui m’encourage pour les derniers mètres, étonné de me voir déjà arriver.
Exténué, je m’assoie et récupe à l’ombre du mieux que je peux.
Mon temps de 2h45 et ma 32 e place n’ont que peu d’importance, je suis tout simplement soulagé d’en avoir fini.
Une douche et c’est enfin le repas partagé avec les autres coureurs où tout le monde s’accorde à dire que ce trail est magnifique mais assez difficile.
Je mettrai une semaine avant de pouvoir remarcher normalement.