Ultra Trail Vercors 2013
Cet entraînement sur cinq semaines était basé sur le planning suivant :
Sortie longue de 3h à 3h30 maxi avec du déniv
Sortie de 2 h à 2h30 avec deniv
Fractionné court sur la base de deux séries de 10 fois 30x30
Fractionné long sur la base de 4 fois 1 km avec récup 2 minutes
Sortie footing de 1 h 30
Un peu de gainage venant compléter le tout sans oublier les étirements.
Cette base me permettant au final de courir 100 km en moyenne par semaine.
J'avais déjà couru en 2012 cet ultra qui va bien éprouvé mais à l'époque j'avais mis cette fatigue sur le fait que j'avais participé 15 jours avant au Grand Raid des Pyrénées .... et bien fait, il n'en ai rien, cet ultra et plus difficile qu'il n'y parait !!!
Départ à 5h du matin du centre de VILLARD DE LANS après avoir retrouvé les amis traileurs d'ORSAN.
Nous réalisons un départ groupé assez prudent et après quelques centaines de mètres nous commençons l'ascension d'abord goudronnée puis se resserrant en monotrace caillouteux.
Cette ascension, que je connais plutôt dans l'autre sens l'hiver, étire le pelletons dans la nuit.
Seul Jérôme D. a décidé de partir plus vite ... comme souvent.
Nous franchissons le col vert et attaquons une légère descente suivi d'un très monotrace en balcon qui fait le tour de la montagne qui abrite les pistes de ski de la station.
Un aléa de course fait que je décroche les ORsannais et que je me retrouve devant eux de 200 m. Ce monotrace et superbe et quand le jour se lève enfin nous découvrons un paysage grandiose. Pour sortir de ce contrefort nous montons par le pas de la Balre. J'a retrouvé mais amis et nous montons ensemble !!! le dénivelé est en constante progression et les derniers lacets sont très pentus, les cuisses chauffent, ouf nous arrivons au sommet.
Jérôme P. décide alors de partir devant et je fais la descente en compagnie de Fred jusqu'en bas de Corrençon où le premier ravito est implanté.
Cette descente marque elle aussi les cuisses et bizarrement j'ai déjà une douleur à la cuisse fait assez rare en début de course.
Là David nous retrouve et nous repartons tous les trois.
J'ai de bonne sensation et j'avale les premières côtes assez facilement et distançant mes amis.
Je ralenti un peu pour les attendre ne voulant pas être seul pour le reste de la course mais lorsque j'arrive au passage du bois Barbu je suis à nouveau seul.
Je retrouve Alain qui fait l'assistance pour son épouse qui me conseille de faire ma course seul.
Je repars donc seul en direction de Méandre, enfin pas tout seul car je rencontre un Kikou du Vaucluse avec qui je vais rester un bon moment. Nous échangeons nos expériences, nos courses etc ... c'est moment d'échanges comme j'apprécie durant c'est longue journée.
Du coup je rattrape Jérôme D. qui est en bonne forme mais pendant la descente je vais le distancer et ne plus le revoir de la journée.
A Méaudre ( mi-course ) je retrouve ma famille avec un réel plaisir .... je laisse quelques affaires dont je sais ne pas avoir besoin er recharge en gel.
De Méaudre à Autrans, cette partie est moins attirante avec des portions de lignes droites où je m'efforce de courir.
A LANS ma famille est également présente. Je m'arrête peu et repars vers la 2e grosse difficulté de la journée.
Il fait chaud en cette fin de matinée et durant l'ascension je bois beaucoup. Je monte à mon rythme et je double quelques coureurs qui sont quasiment à l'arrêt; Hélas parmi eux se trouve Jérôme P.. Mon ascension continu après avoir passer un premier plat situé à ENGIN. Là j'aurai apprécié avoir un léger ravitaillement en eau.
La 2e partie est plus technique avec des passages en rocher technique où ont été installé des mains courantes en fer.
J'arrive à ST NIZIER pour un nouvel ravitaillement. Je prends un peu plus mon temps car je sais qu'arrive encore une grosse montée vers le col de MOUCHEROTTE.
Cette côte fait mal aux cuisses et chaque coureur qui fait la course lui en relais me met un coup au moral.
Le paysage est grandiose, la nature omniprésente.
Le ciel commence à se couvrir au loin mais pour l'instant il n'est pas menaçant. Seul la brise qui s'est levée sur les sommets annonce les orages. Pour l'instant cette sensation de fraîcheur redonne un coup de fouet et j'arrive enfin au sommet.
Je sais que j'ai fait le plus dur et que sauf blessure je finirai cet ultra.
Longue descente vers Lans en Vercors, c'est officiel j'ai les deux cuisses en feu .... chaque pas me fait mal mais je m'efforce de toujours courir l à où d'autres marches.
Enfin Lans est là pour un dernier ravitaillement.
Ma famille va réussi r de me suivre à plusieurs endroit sur le parcours à partir de là ce qui donnera des belles images partagées dans la vidéo ci-dessous.
Sur le profil j'avais noté une petite dernière bosse normalement anodine mais qui en fin de course serait plus délicate à franchir. Je ne me suis pas trompé, cette dernière côte avec un dénivelé de 400 m ne sera pas facile à franchir même si elle ne présente pas de technicité particulière.
J'entre dans Villard de Lans et j'arrive dans le centre du village qui est très animé.
Avant de franchir la ligne je vois Fred et Jérôme P. qui ont tous deux abandonnés.
Jérôme D. et David arriveront deux heures après.
Je franchis la ligne après 13h10 de course en 40e position.
Je suis satisfait de ma course mais je regrette seulement d'avoir été seul très longtemps seul.
L'organisation est parfaite, les bénévoles super, le balisage sans défaut, les ravitos sans être extraordinaires sont tout à fait satisfaisants seul bémol le manque de chaises afin de se reposer surtout pour les coureurs en solo.
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