les Bouzedes
Combien de coureurs sont tombés dans le piège de cette course après s’être dit « mi juillet, si je me faisais cette petite course Cévenole pour m’entretenir »…
Il vrai que le village de GENOLHAC, d’où est donné le départ avec sa place et ses ruelles typiques, dégage une quiétude qui inspire plus à la méditation qu’à la compétition.
Chaque année le petit monde de la course à pied se donne rendez-vous à cette course estivale avec un grand nombre de coureurs d’ALES (ACA), il y là des habitués et comme chaque toujours des néophytes et mêmes des touristes profitant de leur séjour pour courir.
Seulement voilà, après un petit échauffement dans ce village encaissé entre deux montagnes, les choses sérieuses commencent dès le départ donné « en côte ».
Le peloton s’étire dès les premiers mètres sur un petit goudronné déjà en fort dénivelé qui serpente au milieu de quelques habitations.
Le souffle est déjà court et gare à celui qui est en sur régime car à la sortie du village, nous attaquons le sentiers des BOUZEDES.
Pierres, rochers, racines sont les éléments qui constituent le début de cette draille qui coupe en plusieurs endroit la route goudronné qui mène à la station de ski du « MAS DE LA BARQUE ».
Nous sommes heureusement abrité du soleil qui brille déjà très haut par les châtaigniers et les fayards
A chaque intersection les encouragements sont les biens venus et le 1er ravitaillement annonce la 2e phase de l’ascension.
Au détour d’un fourré de genets, les arbres disparaissent presque d’un seul coup et nous nous retrouvons sur un sentier « sablonneux » presque plat mais en plein soleil.
Une odeur toute particulière apparaît, typique du MONT LOZERE.
Là ,face à nous se dresse une vrai montagne où l’on peut apercevoir les premiers concurrents qui serpentent au travers les rochers.
Qui a pu bien vouloir construire un chemin sur ce côté de la montagne ? Car au milieu des rochers il existe bel et bien un chemin (une calade) qui va nous mener jusqu’en haut.
Mais quel calvaire, où nous marchons plus que nous courrons sur ce dénivelé si important.
Tout en haut la prairie nous accueille avec un petit ruisseau où un nouvel ravitaillement nous attend. Il faut féliciter les organisateurs pour cet emplacement car il est le bien venu.
Je décide de plonger ma tête dans une bassine directement alimentée par le ruisseau.
L’ascension continu et nous traversons enfin le hameau des BOUZEDES mais l’arrivée se trouve quelques kilomètres plus loin heureusement sur une piste forestière roulante où je peux me dégourdir les jambes en rattrapant quelques concurrents qui ont le coup de pompe.
Le nombre de spectateurs grandi d'un seul coup à détour d'un virage, je vois ma famille venu
m'encourager et c'est enfin l'arrivée.
On boit un coup puis c'est la douche bénéfique.
Nous en profitons pour déjeuner sur l'herbe avant le retour à
Chamborigaud où nous passons nos vacances.
Cela fait deux ans que je participe à cette course de montagne qui devrait bientôt intégrer le championnat de FRANCE et je l’a trouve toujours aussi dure.
A la fin je me jure de ne plus la faire et avec le temps qui passe, je me dis pourquoi pas.
Le tout est magnifiquement organisé avec 5 ravitaillements sur 11,7 kilos mais il est vrai sur 940 m D+ !!