Ma Saintélyon 2011

Publié le par ludorsan

Objectif atteint !!!!
Après avoir réalisé deux chronos déjà honorable pour moi au vue de ma vitesse de base ( 2009 : 7h49 et 2010 : 7h39 ) je me suis lancé le pari d’obtenir le diplôme d’argent en arrivant avant la barrière de 7h30.
Pour cela, je me suis forcé au cours des dernières semaines à intégrer des séances de vitesse en plus de mes sorties classiques. Cette charge d’entraînement n’a pas été toujours facile à gérer car la saison a été longue mais j’y suis parvenu tant bien que mal.
La Saintelyon n’est pas une course comme les autres puisque le départ s’effectuant à minuit, elle se déroule la nuit ce qui implique une gestion du sommeil toute particulière.
A ce niveau, je n’ai pas fait spécialement attention et si ce n’est une petite sieste le samedi après-midi, je n’avais rien prévu.
Nous avons pris la route en famille en direction de St Etienne vers 17h00 afin d’arriver vers 19h30 au parc des expositions.
A cette heure là, la foule reste assez raisonnable au moment de retirer les dossards surtout quand le dossier d’inscription est complet.
Après un petit passage dans le village des exposants nous nous sommes dirigés vers le restaurant « Le Flore » où depuis quelques années les kikous ont pris leur quartier.
La pasta mangé, je suis allé me changer dans une salle mise à notre disposition par le restaurant. Cet endroit nous permet de rester au calme et au chaud tant que nous le voulons. Cécile et les gamins ont pris le chemin de l’hôtel vers 21h30 et à partir de ce moment là, je suis vraiment rentré dans « ma Sainté ».
Je me suis fabriqué une petit endroit personnel et je me suis allongé en sommeillant pendant une bonne heure écoutant mon MP3.
Vers 22h40 quand Cécile ma téléphoné de l’hôtel, j’ai commencé à me réveiller musculairement, un dernier pipi !! puis j’ai pris le chemin du parc des expositions afin de voir l’ambiance qui règne toujours dans ce lieu avant la course.
Alors que j’allais y parvenir, j’ai vu une longue file de coureur qui se dirigeait déjà vers la ligne de départ ??? je leur ai emboîté le pas afin d’essayer de mieux me placer que les autres années.
Si je mes suis favorablement positionné sur le ligne de départ, j’ai du patienter 45 minutes debout sous la pluie plus ou moins forte (pas le pied)
J’ai retrouvé sur place un ami Laurent avec qui j’ai joué au foot il y a déjà bien longtemps et qui comme moi fait maintenant de la course à pieds.
Nous prenons quelques photos, profitons de l’ambiance tout en discutant. Il souhaite réaliser un temps de 7h00 ce qui pour moi est difficile à réaliser avec mes carences en vitesse.
Le départ est donné au pied du stade Geofroy Guichard à minuit …. c’est le top, je peux enfin dégourdir mes jambes et mon genou gauche qui me fait souffrir depuis plusieurs jours.
Le départ est comme d’habitude rapide et Laurent mène déjà un bon train que je suis pour l’instant.
Les axes routiers sont larges ce qui favorise les dépassements.
Nous attaquons la montée vers Sorbier qui annonce les premières pistes toujours sur une bonne allure supérieure à mes calculs et je redoute déjà la fin de course ….
Au bout de cinq kilomètres nous doublons déjà des relais partis quinze minutes avant nous.
Nous avons un peu chaud mais je sais que dès la sortie de la ville et lorsque nous prendrons de l’altitude, le vent fera son apparition.
Laurent est bien plus rapide que moi et semble infatigable comme il l’était sur les terrains de football jadis !!
Les premières pistes me font craindre le pire car elles sont assez instables à cause des pluies récentes.
Nous arrivons ensemble au 1er ravito de St Christo mais nous ne faisons que passer sans nous y arrêter. (km 16 en 1h27)
Nous essayons de toujours courir dès que cela est possible. Nous sommes toujours en dénivelé positif.
Les monotraces sont très glissant et nous y laissons beaucoup d’énergie.
Enfin Moreau est en vue avec son stade bien éclairé.
Là aussi nous passons avec juste une friandise prise rapidement et un emplissage de gourde.
Comme il me l’avait annoncé, Laurent décide d’accélérer un peu et je le laisse filer car j’ai 30 minutes d’avance sur mon plan de course. ( km 22 en 2h07 ).
La partie que me mène à St Christo est plutôt descendante mais les monotraces que nous empruntons sont très glissant. Le brouillard fait un peu son apparition à certains passages et je sors une deuxième frontale que je tiens à la main.
J’arrive à ce troisième ravito un peu dans le dur ( km 30 en 2h39 ). Je prévoyais d’y passer en 3h13 !! Je prends un gel et j’attaque la montée tranquillos sans affolement en attendant que cela revienne. J’ai appris avec ma maigre expérience à gérer ces moments délicats.
Avant d’arrivée au bois d’Arfeuille et ses passages techniques, je glisse lourdement à cause de la boue qui est maintenant plus importante du fait du passage de la première course la Saintexpress.
Je suis dégoulinent de bout et la pipette de ma gourde rempli de terre.
Le bois d’Arfeuille est finalement passé sans problème et je me suis refait une santé.
Néanmoins le ravito de St Genoux sera le bien venu. ( km 34 en 3h43 ). Jai presque 40 minutes d’avance.
Encore une belle côte à franchir et celle là, elle me fait toujours mal !!! Je me cale derrière un petit groupe et je ne me mets pas dans le rouge.
Enfin le sommet qui annonce une longue descente alternant route, pistes et monotraces de moins en moins praticable.
Vers 4h, Cécile me téléphone et je lui dis que je suis en avance sur mon horaire prévu.
Je passe Soucieu sans voir la famille qui en fait n’a pas eu le temps d’arriver. ( km 45 en 4h34 ). A ce moment là je suis 292 e.
Je suis alors pris de colique et je commence à avoir froid. Je dois m’arrêter.
Je les rejoins à Chaponost où j’ai à nouveau un coup de fatigue certainement du à mes coliques.
A ma surprise, je rejoins Jérome (coureur d’Orsan qui a l’habitude de cette course). Il est un peu dans le dur lui aussi avec des douleurs dans les cuisses. Il reste 18 kilomètres et nous allons les faire ensemble.
Beaunant le dernier ravito est rejoins suite à une longue descente qui me déclenche une contracture dans la cuisse droite. ( km 57 en 5h55)
Nous attaquons la fameuse montée de l’Aqueduc où même les premiers marchent.
Cette longue côte passée, je sais que mon objectif est possible.
Jérome va mieux et après m’avoir distancé dans la descente, il ralenti pour m’attendre.
Les cinq derniers kilomètres le long des quais seront plus que les années précédentes et mes craintes du début avec mon départ sont bien fondées.
J’ai les cuisses tétanisées et ce quai ressemble plus à un chemin de croix qu’à une arrivée triomphale !!!
Je serre les dents mais je n’ai plus de jus. J’ai froid et envie de vomir !!! la totale … J’essaye de maintenir un 10 km/h de moyenne avec le mince espoir de faire 7h mais je m’aperçois vite que cela sera impossible.
Enfin nous arrivons dans le parc de Gerland … les lumières me redonnent un peu de jus mais les jambes de suivent pas.
Enfin la ligne d’arrivée est franchi en 7h06 soit une 293 e place.
En conclusion, mon objectif est largement dépassé avec ce fameux diplôme d’argent.
Cette course est toujours aussi magique mais elle devient très dure lorsqu’on veut la courir avec un temps en tête et ce n’est pas forcément ce que j’apprécie d’habitude en trail.
Elle est raimant à mi chemin entre un semblant le marathon et un trail long rapide, bref ce qui ne correspond pas à mes aptitudes.
Cela restera quand même un bon souvenir ….     
       MAINTENANT LES IMAGES ..... il faut être idulgent sur la qualité car filmer de nuit en courant et sous pluie, c'est pas facile alors j'ai opté pour un vieux appareil photo ...
 
 

 
 
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Publié dans course

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A
Jolie récit et belle course.<br /> On a du se croiser, je finis en 7h02.<br /> Bonne continuation et peut être à bientot sur les sentiers.
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G
Super Commentaire et vidéo, Ludo !<br /> Il me faudrait ton adresse mail pour t'envoyer celui que j'ai envoyé au club hier.<br /> <br /> Comme sur les stades, on était chacun dans une équipe, mais on peut dire qu'on jouait ensemble, car on avait le respect et le fair-play dans la peau. Chacune de nos rencontres était un plaisir. On<br /> l'a aimé ce sport, tel qu'on l'a connu et pratiqué !<br /> Encore toutes mes félicitations pour cet objectif atteint,<br /> Au plaisir de re-courrier ensemble,<br /> Le bonjour à ta famille qui est venue t'encourager.<br /> J'ai aussi été gâté par la mienne. C'est un évènement que nous avons vécu !<br /> A bientôt,<br /> Laurent
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O
salut ludo<br /> <br /> bravo pour ta course , et t on resumé .
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