Ma Saintélyon blanche

Publié le par ludorsan

Oui bien entendu les chutes de neige depuis plusieurs jours ne sont pas des éléments à prendre à la légère, oui les informations recueillies toute la semaine sur Kikourou auraient du me rendre craintif et enfin les nouvelles à chaud sur le lieu du départ qui confirmaient toutes les autres ne permettaient pas d'être enthousiaste avant le top départ !!!

 

Et pourtant, depuis un an je pense à cette course .... pourquoi, je ne le sais ps exactement, est-ce l'ambiance, la beautée du site, les lumières totel nuit ....

Il est vrai quelorsqu'on réussi une course, on y revient avec plus de plaisir l'année d'après maisoi, ce n'est pas le as puisque l'an passéj'ai souffert toute la course, il ne faut pas chercher d'élément rationnel  mon avis puisqu'il n'y a rien de bien logique de faire 68 km d nuite début décembre..

 

Cette année, en plus de ma petite famille, je n'étais pas seul à rejoindre Lyonpour prendre le départ de cette course mythique.

Trois autres coureurs de l'ECLA ont également fait le déplacement.

 

Arrivés sur place vers 19h30, nous rejoignons rapidement Fred qui fait la queu afin de retirer son dossard. La confirmation est faite, cette course a toujours du succès car nous allons attendre plus de 30 minutes avant de nous voir remettre le fameux sésame.

Puis nous retrouvons Jacky et Eric dans le HALL A.

 

Nous décidons de rejoindre le restaurant LA FLORE pour repas organisé par les kikous. J'y retrouve certains coureurs que j'apprécient bien.

Tout est très bien organisé autour de la traditionnelle PASTA.

A la fin du repas Eric et Jacky partent en direction du stand d'AREVA et je reste avec Fred. Nous nous préparons dans un arrière salle (dressing). C'est le moment où je dois me séparer de la famille qui va se coucher dans un hôtel vers Lyon.

Avec Fred nous nous reposons sur la moquette avant de retourner dans le Hall A vers 11h. Nous déposons le sac de Fred et retrouvons nos compagnons.

L'ambiance est montée d'un cran et les deux halls sont bondés de coureurs. Il faut dire que les différentes formules proposées rassemblent 11 000 coureurs en tout.

 

Il est maintenant 23h40 et nous partons vers la ligne de départ. Même si nous ne sommes pas les premiers nous sommes convenablement placés dans les 1000 premiers.

L'attente est bien organisée et elle est meublée du discours d'un speakerénergique.

Nous échangeons nos dernières impressions et je pense que nous sommes au final assez content d'être là ensemble, prêt à en baver. 

 

J-30 secondes .... les frontales sont allumés, nous crions notre joie et la musique de U2 raisonne. Nous PARTONS....

 

Aucune stratégie bien précise car la neige est venue annuler mes objectifs d'un chrono à 7h20. 

 

C'est parti, je laisse mes compagnons de jeu en tout cas je le pense car je vois avec plaisir que Jacky a décidé de partir avec moi.

Les premiers kilomètres sur bitumes en faux plat montant nous amènent jusqu'à la sortie de St Etienne. Nous surveillons notre vitesse qui est modérée car le terrain est propice à un départ rapide .

Nous avons devant nous un boulevard garni de coureur et derrière nous une marrée humaine, le spectacle est au rendez-vous.

Nous passons un pharmacie dont le panneau lumineux annonce - 8°C (gla gla)

 

A sorbiers nous empruntons le premier sentier qui est très vite enneigé. A ma grande surprise, elle est porteuse ce qui nous permet de ne pas utiliser nos YAKTRAX .

 

Les enchaînements de sentiers et de bitumes nous projettent vers les hauteurs. J'ai l'impression d'avoir de bonnes jambes mais je ne veux pas m'enflammer don je me freine un peu. Jacky me suis tranquillement.

Nus arrivons ensemle au premier ravito de St CHRISTO (1h37 935e) où nous ne faisons pas de veux os car il y a pas mal de monde.

 

Nous nous dirigeons maintennt vers le point culminant de la course. Nous empruntons des monotraces très enneigés où nous devons marcher. 

Heureusement que le vent n'est pas de la parti car sinon cela aurait été un calvaire.

 

Au 27e km à Ste Catherine(3h02 863e)  nous prenons le temps de boire une boisson chaude et nous repartons.

 

Ce deuxième ravito marque aussi un changement radical dans les conditions de course. Il faut préciser que les concurrents de la SAINTEXPRESS, autre course de la nuit, sont passés avant nous et ils ont enlevé la neige sur les sentiers pour nous laissés un beau miroir de glace.

 

Au 36e km à St genoux ( 4h13 ) jacky a besoin de manger un peu. Il me dit avoir du mal à avaler.... Nous repartons ensemble mais lors d'un monotrace en descente je double quelques coureurs et je le lâche sans le vouloir. Je vais finir seul enfin presque car il y a encore du monde devant moi.

 

C'est maintenant normalement en descente jusqu'à l'arrivée ... bon quand je dis en descente, il faut comprendre le profil général car il y a tout de même encore des difficultés d'ici de là.

Cécile vient de me téléphoner pour me dire qu'elle m'attend à Soucieu comme l'an passé.

Avant d'en arriver là je vais devoir faire attention car j'ai déjà vu de nombreux coureurs glisser et se fair mal.

Je tiens une bonne cadence pour rejoindre Soucieu ( approx 5h10). J'y retrouve ma petite famille et me repose 5 minutes avec en prime des photos souvenirs.

 

C'est maintenant simple trois petites bosses et cela sera l'arrivée mais c'est encore trop tôt pour dire que c'est gagné.

Je bois un thé et m'enonce à nouveau dans la nuit.

Après avoir passé le village de CHAPONOST au 52e km, je me dis queje dois pouvoir battre au moins mon temps de l'an passé même avec ces mauvaises conditions.

 

Donc j'augmente légèrement mon allure pour arriver à BEAUNANT 56e km en 6h29 ( 491e ) bien chaud.

Je dois franchir la fameuse côte de l'aqueduc (200D+ en 1km) où tout le monde marche.

 

Je relance et je double à ma grande surprise un très grands nombres de coureurs ... et si je pouvais faire mes 7h20 tant espéré. Je suis en permanence entre 12 et 15 km/h mais hélas certains passages très glacés m'obligent à ralentir. Tout comme une descente en anciens escaliers après le parc de Ste FOY. Je me dis que c'est certainement impossible mais que je ne dois pas lâcher.

 

Un peu avant le 62e km (6h56 435e) je fais un rapide calcul, il me reste 6 km à courir en moins de 24 minutes soit du 15km/h de moyenne,  oups !!! je renonce mais je me dis que je dois continuer à faire de mon mieux.

Aussi sur le quai qui nous amène vers la ligne d'arrivée, je fais de mon mieux mais le vent du sud qui est entré dans la partie, vient compliquer la chose.

 

J'arrive enfin au Palis des Sports de Lyon en 7h39 avec une 405 e place qui me ravie.

Je finis avec mes fils, que du bonheur....

Je reçois mon tee-shirt du finisher 

 

Plus tard j'apprends que de nombreux coureurs ses sont blessés et:ou ont abandonné, que le vainqueur mais 30 minutes de plus que l'an passé ..... donc je suis satisfait de ma course.

 

Est-ce que je reviendrai en 2011 ? sur le moment j'ai dit non mais maintenant je n'en suis pas si sûr ......                                                                            

 

 

                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                 
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Publié dans course

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S
<br /> Bravo pour être allé au bout, quel courage !<br /> <br /> <br />
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