Mon VENTOUX à moi 2010

Publié le par ludorsan

DSC02635.JPGComme d'habitude, faire un trail commence par le même rituel du samedi avec la préparation du sac. En l'occurrence, les conditions annoncées n'étant pas optimales j'ai décidé de prendre du chaud et du léger afin de choisir le matin même.

Dimanche matin, là aussi un autre rituel moins sympa, se lever tôt et ça, je n'aime pas !!
Direction la maison des Tarchaud qui nous attendent devant leur maison car nous avons un léger retard. Une fois la voiture chargée, direction le VENTOUX.
Nous y arrivons vers 7h45. Il y a déjà pas mal de voiture et quelques trailers qui s'échauffe ? Cela ne sera pas
mon cas.
On s'habille finalement assez léger et j'ai encore en tête l'erreur de l'an passé où je suis parti vêtu trop chaudement.
Quelques photos et direction la ligne de départ.
C'est un vrai fourmilière et la place de ce départ, non habituelle pour cause d'élection, est un peu petite.
DSC02636.JPGJe rencontre quelques KIKOUS et nous essayons de nous placer dans le milieu du peloton.
Le briefing d'avant course nous indique que la course a été ramenée à 44 km pour 2400 D+ (donc nous ne ferons pas le sommet, un peu de magie disparaît) puis qu'un épais brouillard avec visibilité 1,5 m nous attend à1400. Pour l'organisateur, le parcours de substitution est devenu plus court mais plus technique.... Que du bonheur !!! 

Le départ est donné et les favoris partent au galop. On ne les reverra plus.
Cela démarre par une petite route goudronnée de 3 ou 4 kilomètres qui a pour but d'étirer le peloton.
Nous partons tous les trois à une allure modérée mais nous doublons déjà quelques concurrents.
Nous passons par le massif des ocres puis c'est la première difficulté.
On retrouve Jacky de l'ECLA et Fabrice de Maruejols qui nous a rejoint et nous continuons tous les quatre. Il faut accepterde marcher en étant coincé par des coureurs mieux placés mais qui ne peuvent pas courir. Ce n'est pas pour me déplaire car l'an passé j'étais parti trop vite.
Nous enchaînons les côtes au travers de superbes monotraces ce qui nous fait rapidement prendre de l'altitude.
Au hasard de la course je suis séparé des TARCHAUD et continue au même rythme avec Fabrice.DSC02638.JPG
Ce qui me frappe le plus c'est le sol, nous n'avons aucun moment de répit, il y a toujours des pierres ce qui nous oblige à vérifier tous nos appuis.
Puis nous arrivons dans une combe où nous grimpons pendant quelques km.
Fabriceme lâche dans une côte où il alterne course et marche alors que je préfère uniquement marcher. Je le reprend naturellement  sur un léger faux plat
Cela nous renvois vers le côté EST du massif plus boisé pour arriver enfin après une énième côte proche d'un belvédère et donc du 1er ravito au 14e.

Je rempli une de mes goude déjà bien vide, je mange un peu et je repars assez vite car je n'aime pas m'arrêter longtemps sous peine de ne pouvoir retrouver ma cadence. Hélas je perds Fabrice
Dès la reprise une montée au milieu des sapins nous surprend, les coureurs parlent moins. C'est le moment de la séparation des deux parcours.
Je suis en compagnie des deux fémines qui sont à ce moment aux 4e et 5e place.
Elles se tirent un peu " la bourre ".
Les premiers neiges apparaissent rendant nos appuis encore moins stables. 
Nous sommes maintenant sur une piste enneigée mais heureusement sans difficulté outre le fait des 10 à 15 cm de neige fondante. Les positions sont restés identique sauf qu'une des féminines à lâcher prise. 
L'autre a aaccélérer et je ne la vois que par intermittence.
Nous entamons alors une montée qui me semble être en direction du chalet Reynard que nous n'atteindrons pas comme prévu. Des militaire nous montre le sens ??? 
Certains passages se font au travers de bruyères ce qui indique bien que ce parcours a été tracé dans l'urgence.DSC02656.JPG
Une longue descente technique nous fait revenir à ces mêmes militaires qui maintenant nous dirigent vers le bas. Nous apercevons des coureurs qui vont à peine entamer la boucle que nous venons de faire.
Le 2e ravito est là, tant mieux car mes réserves d'eau ont bien diminué. Je vois Cécile qui m'annonce encore 13 à faire alors qu'à ma montre il ma reste au moins 16.

Me voilà au maintenant passage où l'an passé j'ai explosé avec une multitudes de crampes et autres vertiges.
Pour l'instant cela va assez bien sauf une légère contracture en haut de la cuisse interne droit. Résultat sans doute des descentes techniques et instables que nous venons de parcourir.
Et c'est parti dans l'enchaînement des combes. On monte sec quelques mètres de plats et c'est la descente puis on recommence.
La contracture m'oblige à m'arrêter 10 secondes pour un petit étirement salvateur.
J'arrive enfin à la longue piste montante que je fais en marchant même si j'ai les jambes pour la courir (ce que ferons les TARCHAUD). Je la monte avec un gars du nord bien sympa avec je rigole un peu. Une féminine nous double. Elle a un sacré gaz. Peu importe il reste encore au moins 10 km à faire même si cela me semble bizarre car l'an passé cette ultime difficulté annoncé la descente finale dans la combe de Maraval.

DSC02665.JPGEn haut de cette côte, un passage technique et glissant en descente me permet de lâcher mon compagnon et d'en rattrapé d'autres peu à l'aise.
Au bas de cette descente et après un léger plat, c'est déjà la combe de Maraval qui arrive. Je décide d'accélérer pour voir si je n'ai rien perdu de mes capacités de descendeur.
Je double un peu mais les écarts sont semble-t'il conséquent.
Un Belge à l'agoni me demande si c'est encore long cette descente.
En arrivant sur un petite aire des gens m'indiquent encore deux ou trois kilomètres sur du plat ??? Je suis surpris car il me reste à ma montre 6 kilo à faire.
Tant pis je me mets a accélérer et je double une dizaine de coureurs, je suis surpris par " un petit coup de cul " qui n'était pas là en 2009. Je le passe et relance avant d'arriver sur la dernière descente.DSC02670.JPG

Enfin il y a un peu de monde car durant toute la course nous n'avons pas vu grand monde mise à part aux ravitaillements.
Il reste à faire 300 mètres sur une boucle et je rattrape la féminine mais je décide de la laisser passer car elle joue le challenge cette année. (on annonce qu'elle a gagné en 2009 le raid de la Réunion)
 









Voilà c'est fini, " le sort est conjuré ", je fini à la 137 e place en 5h16 en bonne forme.
Il s'avère que nous avons finalement couru 40 km avec 2800 D+ (à la montre de Régis)
Un bonne douche froide et un repas bien mérité ont clôturé cette journée. 
D'autres photos dans la rubrique VENTOUX 2010
DSC02697.JPG
       
          

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Publié dans course

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S
<br /> Bravo pour ce trail du Ventoux, bien géré en somme !<br /> <br /> <br />
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O
<br /> Bravo,je vois que la forme reviens,plus de problème d'orteil !<br /> <br /> Même pas fatigué à l'arrivée et la photographe toujours là.<br /> <br /> Et bien sûr qu'un échauffement pour les Tarchaud.<br /> <br /> <br />
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