Saintélyon et gros orteil contre Ludorsan

Publié le par ludorsan

Le titre de l'article est évocateur et reflète la course que je viens de vivre.

Nous (Cécile, Liam et moi) sommes arrivés à Saint Etienne samedi vers 17h et nous avons trouvé une place juste devant le Parc des expositions où se déroule le départ.
Nous arrivons tout d'abord vers le premier Hall que nous voyons et comprenons de suite qu'il y  erreur puisqu'il s'agît d'un concours de jeune vache !!!
En fait le hall adéquat se trouve 100m après.
L'ambiance est différente et nous comprenons que l'organisation a pris la dimension d'une telle épreuve.
Dès notre entrée, nous voyons les stands des différentes marques qui comptent dans le monde de la course à pied.
Après un rapide coup d'oeil et après avoir vérifié mon n° de dossard nous nous dirigeons vers les sas qui distribuent le fameux dossard.
Côté cadeau, c'est un peu la déception avec simplement une casquette et un gobelet à garder durant la course puisque cette dernière se voulant éco-responsable n'en distribue pas.
Nous retournons vers la voiture pour essayer de nous reposer car la nuite sera longue. 
Je n'arrive pas à m'endormir car je pense déjà à ce challenge et surtout à la douleur de mon gros orteil qui s'est réveillé depuis plusieurs jours.
Vers 19h30 nous nous dirigeons vers le restaurant Le Flore où les kikourous ont réservés une salle pour le repas.
Après une petit collation et quelques bonjours " timides "  c'est l'heure du repas.
Pendant ce dernier nous faisons connaissance d'un Parisien qui a quelques courses célèbres à son actif.
Nous sommes rejoint par Yoric avec qui je dois faire la CCC cet été (rien n'est arrêté définitivement à ce jour).
Après le repas, je me change afin de libérer Cécile et le fiston afin qu'il se dirigent vers leur chambre d'hôtel.
Résultat, à 9h30 je suis seul .... enfin pas tout à fait puisque c'est presque le moment où Stéphane décide à m'envoyer un texto. Il s'en suivra une discussion bien particulière basée sur le film des BRONZES FONT DU SKI notre film culte (Cran Montana, l'italienne....)
J'essaye de me reposer tant bien que mal dans cette salle mais impossible de dormir et même de rester en place.
Aussi vers 23h je me dirige vers le Hall où se joue la finale " de la plus belle vache "...
Peut de temps après je suis dans le Hall de la Saintélyon où je me couche à nouveau quelques minutes.
A 23h45 direction la ligne de départ mais hélas je m'y prend un peu tard et me retrouve au millieu du peloton (approx. 2500e/5000)
La pression monte et le speaker égrène les minutes jusqu'au départ à minuit pile.
Il me faudra bien deux minutes pour franchir la ligne de départ et ainsi faire me premières foulées de course sous les encouragements du public et une musique bien choisie.
Dès les premiers pas, mon orteil se rappelle à mon bon souvenir, là je doute énormément car je sais que je vais devoir faire 69 km avec un état qui ne va pas s'améliorer. Je me fixe un premier objectif, tenir jusqu'à ce que Cécile et Liam se réveille (4h du mat) afin de pouvoir abandonner dans de bonne conditions.
Le spectacle est néanmoins merveilleux et comme les huit premiers kilos se font sur bitume, la douleur n'est trop aigue.
Après c'est une autre histoire puisque nous attaquons des chemins de terre caillouteux où la douleur se fait plus forte au moindre faux appui.
Le long serpent des lucioles s'étire mais je ne suis jamais seul. 
Je passe le 1er gros ravitaillement sans m'arrêter car c'est un  "joli bordel ". Les 25 premiers kilos se passent et comme j'ai les jambes, je double souvent .
Je ressens un coup de pompe au 30e et le ravito du 34 est le bien venu afin de me restaurer.
La douleur est alors assez forte à ce moment puisque nous enchaînons le montées et descentes boueuses et caillouteuses où le moindre faux pas me fait un peu plus souffrir.
Enfin 4h du matin et le téléphone qui sonne. Cécile prend de mes nouvelles et me donne RDV au 44e kilo où se trouve un ravito officiel.
A ce moment je suis vraiment mal et je prends un Doliprane pour essayer de calmer la douleur. J'ai le pied " en feu " et le ventre qui commence à me faire mal.  Cécile et Liam m'encouragent et je repars au trot jusqu'au prochain RDV.
Le chemin se fait plus doux et surtout plus goudronneux ce qui n'est pas pour me déplaire ce soir car c'est tout de même moins traumatisant pour mon orteil.
Malgré ce, au hasard d'une descente technique, je me tord le genoux ce qui me provoque immédiatement un étirement dans le mollet droit.
Je les retrouvent devant l'église de Chanopost où je fais quelques étirements pour essayer d'évacuer la douleur du mollet. Rien n'y fait et je repars ainsi. Je dois reconnaître que le physique est touché mais le moral est regonflé grâce à ma petite famille.
Il reste alors 20 à 18 kilo, je me dis que je ne dois pas flancher maintenant mais si chaque pas est douloureux.
Un longue descente de six kilo en goudron me fait mal aux cuisses et je commence déjà à être de plus en plus doubler par les coureurs qui font la course en relais.
Leurs allurent rapides et souples me font mal au moral car je n'ai pas l'habitude d'être tant doublé. Je me fais une raison .
Je vois Cécile dans cette descente
Je me suis en version "rentrer au port" et la vitesse ne compte plus.
L'avant dernier ravito annonce la dernière grosse difficulté à savoir une côte à 20 % sur un bon kilo. Finalement je las passe assez bien
Je vois alors Cécile juste avant de rentre dans Lyon, il reste alors huit kilos.
Dans Lyon , se dresse une ultime côte assez sèche qui est nouvelle cette année... c'est bien ma chance.
Après la côte vient la descente durant laquelle j'aurai les encouragements des Tarchaud par téléphone.
Le dernier ravito est là, je ne m'y arrête pas car je sais qu'il reste six kilos. Ils seront durs car chaque foulée raisonne maintenant dans mon orteil. En plus, nous passons par des rues entièrement pavées ce qui n'arrange rien bien entendu.
Nous franchissons le Rhône et c'est maintenant la longue ligne droite qui nous amène ver le ligne d'arrivée.

Je la franchi avec un sentiment de fierté car je suis dans mon objectif (entre 7h30 et 8h) malgré la forte douleur que j'ai ressenti quasiment à chaque pas.
Je suis fier de ma course et du moral que j'y ai déployé.
Merci à Cécile et  à Liam qui m'ont soutenu afin que je termine cette SAINTELYON 2009.
Maintenant repos, je renonce à l'hivernatrail de dimanche prochain.... la saison est donc fini

vive 2010 avec de nouveaux objectifs !!!!      

Les photos dans la rubrique SAINTELYON

nb : voilà une vidéo qui en dis long !!! sur l'épreuve de cette année
 

        
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Publié dans course

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Commenter cet article
L
<br /> salut ludo,<br /> bravo pour ta course , surtout en souffrant ! beaucoup aurait abandonner . Regle cette histoire d'orteil ça devient galére ! j'ai un college qui la fait aussi je le vois demain il me racontera<br /> .<br /> Moi ma saison se termime dimanche . j'ai une douleur derriére la jambe, mais ça devrait passer ? je vais me faire plaisir.<br /> Je verais surement regis repose toi bien<br /> a+<br /> <br /> <br />
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S
<br /> Bravo Ludo ! Quel courage et bravo aussi à ta petite famille pour leur soutien, important dans de telles conditions. Soigne bien ton orteil et bonne récup !<br /> Ce n'est pas le genre de course qui me tente ! surtout de nuit.....<br /> <br /> <br />
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