Ultradraille 2011
C'est fait ...presque .... tout est dit dans cette phrase mais avant d'en arriver là, voilà ce qui s'est passé.
Après avoir retiré nos dossards à St Mathieu de Tréviers et pris possession de nos chalets à Brissac nous nous sommes retrouvés autour d'une bonne pasta samedi soir. Ce moment convivial fait partie intégrante de nos week end sportifs/famille.
Réveil 3h45 dur ...dur... pour un départ en voiture direction la commune de Causse de la Selle à 4h15. Le temps est clément, pas un brin de vent et une simple veste suffit pour ne pas avoir froid.
Nous arrivons sur place, 25 minutes, avant le départ (fixé à 5h) et nous retrouvons de nombreuses connaissances.
Un petit café, un dernier " pipi " et c'est déjà l'heure du briefing de Pierrot.
Nous sommes prêt .... c'est parti !!
Nous nous élançons dans la nuit et le silence de cette commune.
J'ai décidé de faire cet ultra avec les Tarchaud donc nous sommes tous les trois rapidement ensemble et nous attaquons la première difficulté qui nous amène vers le Roc de la Vigne. Nous dépassons une des trois féminines et restons au contact d'une autre venue tout droit d'Espagne.
Après 450 D+ et 12 km, le jour s'est levé et les frontales sont maintenant éteintes Notre descente vers St Guilhem se fait sans encombre au train. Ce village est splendide et le ravito sur la place " médiévale " me permet de rencontrer un Corse qui me fait découvrir sa " charcuterie " ... un moment bien sympa.
3'05 de course 47 e place
C'est l'heure d'attaquer la montée vers le mont St Baudille. Cette côte, en deux étapes, est raide avec des passages en balcon de toute splendeur . Elle dure 10 km avec 700 D+ !!
La chaleur est déjà bien présente alors qu'il n'est même pas 9 h. Les bâtons sont sortis et nous doublons .... nous déposons la fameuse " Espagnole " complètement à l'agoni.
Les derniers mètres de cette ascension sont encore plus difficile avec des rochers à franchir.
Le ravito est le bien venu pour refaire le plein d'eau car nous buvons énormément. La descente vers Prégairolle est d'abord cool, puis devient difficile. Mimi commence à avoir mal à son genou comme souvent du fait de son appréhension des descentes où elle freine beaucoup.
Arrivés en bas après 7h10 de course et une 36e place.
Nous retrouvons les familles dans un village magnifique où les villageois sont super accueillants. J'ai un problème avec un de mes bâtons qui me fait craindre le pire mais une villageoise court chez elle pour aller me chercher une pince salvatrice.
Nous nous arrosons de bon coeur avec un tuyau afin d'essayer de faire baisser la température corporelle.
Pas le temps de souffler, c'est déjà la montée de Peyre Martine qui sur moins de 5 km donne 550 D+.
Il faut chaud, la montée sur un mono escarpé et extrêmement caillouteux fait mal aux organismes, nous buvons, buvons encore, les pastilles de "sporténine" s'enchaîne surtout que Régis a déjà eu deux alertes crampes.
La descente, qui suit, est tout aussi dure avec des cailloux et toujours des cailloux. Je commence en avoir assez et je ne prend pas spécialement de plaisir même si je ne suis pas spécialement fatigué. Juste un genou qui me fait mal et un pied qui a gonflé certainement à cause de la chaleur.
A notre arrivée à la base de vie de Bruèges au 58e km, nous avons déjà couru 9h47 et je suis 33e.
ouf, le kiné qui est là me fait un massage pendant cinq bonnes minutes .... coup de tonnerre, l'Espagnole est revenue sur nous alorsqu'on la pensait dans les "choux" !!! elle prend deux bananes et repart aussi sec ????
Nous prenons le temps de manger des pâtes comme prévu puis repartons après un bon arrêt.
Voilà la grosse difficulté ... le Roc Blanc.10 km de montée pour 700 D+.
C'est parti avec une côte extrémement dure tracée toute droite en bord de vigne.
Je me mets devant car je me sens assez bien. Je marche à mon rythme ... je bois, je m'arrose, je gère au mieux.
Nous croisons des coureurs un peu à la dérive qui essaye de s'accrocher à notre groupe. Sur les trois derniers kilomètres alors que nous voyons bien le sommet, nous devons sauter de rocher en rocher en essayant de ne pas louper le balisage un peu léger .... C'est sur la fin que l'orage gronde au loin mais il ne viendra pas jusqu'à nous.
C'est avec soulagement que nous arrivons au sommet avec la sensation que le plus dur est passé après 12h43 de course et une 34e place.
Le début de la descente se fait sur un large DFCI et nous déroulons au mieux pour dégourdir nos muscles de cette côte infernale.
Avant d'arriver à Notre Dame de Suc, nous empruntons un chemin de Calvaire avec des pierres qui nous font mal aux jambes et aux pieds.
Ouf c'est passé, nous décompressons en direction de St Etienne d'Issessac.
Sur un chemin cool, Mimi décide d'aller faire un petit pipi et c'est la catastrophe, elle s'embroche sur une branche et tombe lourdement sur son genou. Des cris de douleur nous font craindre le pire. Nous essayons de la soulager au mieux en la tenant par les épaules et décidons de repartir tant bien que mal vers le prochain ravito afin de faire le point.
Nous y retrouvons nos familles. Mimi décide de repartir et là avec Régis nous aurions du être plus attentif mais bon, nous ne pouvons pas mesurer la douleur engendré par sa chute.
Nous repartons par une côte raide sur un DFCI et sur un faux plat, Mimi est prise d'un étourdissement du aux effets de la chaleur et de la douleur. Nous sommes déjà déjà bien engagé vers le Ravin des Arcs quand elle ne peut plus avancer. Nous l'aidons à descendre sur ce mono hyper technique. En bas nous téléphonons au secours et à partir de là nous mettrons 2 h 30 entre notre remontée et la prise en charge de Mimi par les pompiers (pour le coup pas spécialement bien inspiré)
Nous décidons de ne pas reprendre la course après ce très long arrêt qui nous a en plus dérouté de notre chemin.
La nuit est tombée, le contraste avec les chaleurs de la journée nous saisi.
Bien Sûr je suis un peu déçu mais j'ai fait ce qu'il fallait en aidant les Tarchaud. D'autre aurait continué car Mimi n'était pas en danger avec son mari mais il m'a paru normal de les aider de mon mieux.
Des courses, il y en aura d'autres, et je me dis que 90 km aussi technique et cassant c'est déjà pas si mal.
Le retour se fera en voiture avec Cécile qui nous conduit au camping pour une nuit réparatrice.
Le lendemain, c'est grillades, un régal puis le retour à la maison.
Cet ultra, je ne le referai pas puisque je ne m'y suis pas amusé .... trop cassant, trop caillouteux. Il a occasionné approx 50 % d'abandons.
Je vais prendre le temps de me reposer avant de pouvoir à nouveau m'entraîner normalement pour aller si tout va bien vers l'ultrachampsaur début juillet.
Bientôt la vidéo et les photos